Chaque image doit être examinée d’un œil critique : « Les photos n’expliquent en effet pas les événements historiques et doivent elles-mêmes être replacées dans un contexte. C’est ce que nous avons essayé de faire», rappelle Chantal Kesteloot dans l’introduction du livre.
Cet ouvrage est le premier numéro de la collection "Villes en guerre", qui donnera lieu à diverses expositions en Flandre et en Wallonie. Richement illustré par le fonds des archives du CEGES - Centre d'Etudes et de documentation Guerre Et Sociétés Contemporaines -, cet ouvrage retrace les quatre années d'occupation de Bruxelles de 1940 à 1945 : photos de bâtiments ou de l'occupant, mais aussi clichés illustrant le quotidien durant la guerre. Des phénomènes comme l'exode de mai 1940 (et le retour), le travail, l'école, les fêtes de famille sont quelques-uns des thèmes évoqués dans l'ouvrage.
Cette histoire de Bruxelles en guerre à travers la photographie s’inscrit dans l’évolution des choses. Plus que jamais, le support photographique retient l’attention et nous amène à revisiter le passé. L’objectif premier est de comprendre en quoi la photographie transforme notre perception de la ville en guerre. L’association des termes « ville » et « guerre » fait naître en chacun de nous des images précises : bombardements, misère, omniprésence de l’occupant, terreur, violence. Aucune de ces images n’est fausse mais aucune ne peut rendre la totalité du phénomène. A contrario, les images de propagande nous proposent une tout autre approche : une occupation paisible, acceptée, un occupant serviable, bien intentionné et souriant, tout en occupant la ville ou, du moins, certains de ses lieux symboliques. L’occupant a également à cœur de nous montrer l’occupation comme une période normale où la vie suit son cours. Entre ces images « noires » qui hantent les mémoires et la vision idéalisée de la propagande, il existe bien des nuances selon les périodes, selon les groupes, selon les angles de vue. Tel est, en quelques mots, le pari de cet album : nous faire saisir la réalité de Bruxelles durant la Seconde Guerre mondiale.
Cet album est le premier d’une série. Un abondant matériau photographique, pour l’essentiel inédit et issu des collections du CEGES, est soutenu par un texte général rédigé par un historien spécialiste de la période replaçant les images dans leur contexte.
Kesteloot Chantal, l'auteur: Chantal Kesteloot est docteure en histoire de l’Université libre de Bruxelles où elle a soutenu, en 2001, une thèse de doctorat sur le mouvement wallon et Bruxelles de 1912 à 1965. Membre de l’équipe permanente du CEGES depuis 1992, elle y dirige aujourd’hui le secteur Projets et événements scientifiques et est rédactrice en chef des Cahiers d’Histoire du Temps présent. Ses principaux centres d'intérêt portent sur l'histoire du mouvement wallon, la problématique bruxelloise, les mémoires de la guerre et l’histoire nationale, la problématique du nationalisme et des identités nationales. Ses principaux centres d'intérêt portent sur l'histoire du mouvement wallon; la problématique bruxelloise; les mémoires de la guerre et l'histoire nationale; la problématique du nationalisme et des identités nationales. Membre du Steering Committee du projet de la European Science Foundation “Representations of the Past: The Writing of National Histories in Europe (NHIST, 2003-2008)”.
Informations techniques : Type de reliure : Cartonné, Format : 21 x 21 cm, Nombre de pages : 160, Nombre d'illustrations : 200, Type d'illustrations : photos, Code barres : 9782507002770, Dépôt légal : D-2009-6840-130, Intérieur : couleurs, ISBN : 9782507002770